Immersion Forêt d’Eu

S’il existe un lieu d’excellence pour le calme et le ressourcement, il s’agit sans nul doute de la forêt. Bienvenue dans la majestueuse forêt d’Eu qui s’étend sur plusieurs massifs entre les vallées de la Bresle et de l’Yères. Empruntez les sentiers balisés au travers des magnifiques hêtraies et laissez vos sens s’éveiller : imprégnez-vous des odeurs de mousse et de fougères, écoutez le chant des arbres et des oiseaux, admirez les paysages forestiers et les panoramas sur les vallées. Comme beaucoup de forêts, la forêt d’Eu est parsemée de poteaux indicateurs mais ils ont ici la particularité d’être en fonte, pèsent plusieurs tonnes et portent soit le nom du lieu-dit soit un nom référent aux forestiers ou dédié à la famille d’Orléans. Cette grande forêt, outre ces poteaux uniques, réserve de singulières surprises aux randonneurs. Quelle est cette pierre nichée au creux des bois ? On l’appelle la Pierre Bise, la légende raconte que cet ancien monument druidique deviendrait fumant pour annoncer la pluie ou un évènement grave. Non loin de là, un panneau en bois portant l’inscription « Quesne à Leu » attire l’attention. Quesne à Leu signifie Chêne aux loups en picard. C’est à ses pieds que les derniers loups auraient été abattus et que des jugements furent rendus. D’une circonférence de 4,80 m, il est aujourd’hui visible au sol depuis son affaissement en 2008.

La stèle Adélaïde – Qu’est-ce que c’est ?

Cet obélisque de 12 m fut érigé par Louis-Philippe en l’honneur de sa sœur Adélaïde en 1844. Situé entre Millebosc et le hameau de la Tuilerie, la stèle Adélaïde symbolise le souvenir d’une amitié fraternelle.

Le carcahoux 

Cette drôle de construction de forme conique est une hutte traditionnelle de bûcherons. Son ossature est formée de perches d’environ 4,50m et en son sommet un trou assure l’évacuation des fumées du foyer. Le carcahoux servait d’abri aux bûcherons, ils pouvaient s’y réchauffer et manger. Cette hutte éphémère ne servait que le temps de la coupe puis était abandonné sur place. Aujourd’hui, une belle reproduction du carcahoux, dont la construction et l’appellation sont typiques de la forêt d’Eu, siège au cœur de Millebosc « au milieu des bois », village qui célèbre la forêt chaque fin septembre.

Un peu d’histoire…

L’histoire de la forêt d’Eu débute avec l’abandon de Briga, cité gallo-romaine construite au lieu-dit le bois l’Abbé sur le plateau de Beaumont. Elle couvrira tout le plateau séparant les vallées de l’Yères et de la Bresle jusqu’aux grands défrichements entrepris entre le XIème et le XIIIème siècle.

Cette première fragmentation de la forêt par des champs cultivés divise encore l’actuelle forêt d’Eu en trois massifs. À partir du XIVème siècle, les défrichements ralentiront et ne reprendront jamais en raison du développement de l’exploitation régulière des bois. L’exploitation de la forêt contribuera à l’implantation de nombreuses usines de verreries en vallée de la Bresle.

Après avoir appartenu aux Ducs de Normandie puis aux Comtes d’Eu, la forêt leur sera confisquée à la Révolution puis restituée. La forêt d’Eu resta ainsi longtemps propriété de la famille d’Orléans qui tentera de la conserver jusqu’à ce que l’Etat finisse par avoir la mainmise dessus au début du XXème siècle.

L’Etat et le département de Seine-Inférieure prennent définitivement possession de la forêt d’Eu en 1915.

C’est aujourd’hui un espace géré par l’Office National des Forêts pour le compte de l’Etat et du département de Seine-Maritime.

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