EXPERIENCE

Découvrir le quartier des Cordiers en famille

Quoi de plus typique qu’un ancien quartier de pêcheurs situé entre le port, la plage et les falaises du Tréport ?

Promenez-vous le nez en l’air dans les petites rues des Cordiers et amusez-vous à repérer les balcons en fer forgé, bow-windows colorés et les belles plaques en céramique qui décorent les maisons. Certains portent des messages savoureux « Jnek Sa », « San Phe Pah »,  « Sam suffit ».

Le quartier des Cordiers n’est pas très ancien, guère plus de deux siècles. Il a été gagné sur la mer, bâti au pied de la falaise morte, sur l’estran de galets. Monsieur Bernard Laurent, Président du Musée du Vieux Tréport se souvient : « quand on était gamin, lorsqu’on allait aux toilettes, dans les fosses perdues, on entendait la mer ! ».

Ce n’est qu’à la fin du 17ème siècle que des constructions sont édifiées. C’était le quartier des pêcheurs. Il tient son nom des « Cordiers cordants », ces pêcheurs trop pauvres pour pêcher au filet, ils pratiquaient la pêche au moyen de longues cordes garnies d’hameçons avec des vers de mer. Montés sur une barque, cinq à six hommes accrochaient 500 à 600 hameçons sur des cordes de 700 à 1 000 mètres.

Le quartier était très populaire avec de nombreux petits commerces, le marchand de vin, les saurisseries au pied de la falaise, le funiculaire. « C’étaient des grandes familles, les plus petites comptaient 7 personnes, j’étais gamin, on passait notre vie dehors ! Notre quatre heures c’était un morceau de pain au beurre. On allait acheter le beurre coupé au fil chez l’épicier du coin » se souvient M Laurent.

Le linge était lavé à la source et étendu sur les balcons uniquement l’hiver et était déposé sur la plage maintenu par des galets pendant l’été.

Jusque dans les années 60, « pour mettre un peu de beurre dans les épinards » les familles passaient les mois d’été dans leurs sous-sols aménagés afin de louer à « ché parisiens ». Ils y retournaient l’hiver pendant la saison du hareng où ils accueillaient les matelots de St Valéry sur Somme et du Crotoy.

En dehors de cette période les sous-sols servaient à stocker le hareng qui était salé dans des jarres, fermées par des chiffons « on gardait le poisson pour les mois où les matelots n’allaient pas en mer, il fallait bien se nourrir ! »

Les chèvres allaient brouter l’herbe au pied de la falaise et le soir étaient rentrées dans les caves parmi les poules et poussins. « On engraissait les chèvres pour les manger lors des prochaines communions ! »

Lorsqu’un bateau était repeint (par exemple en bleu), la façade de la maison du patron pêcheur arborait les mêmes couleurs que le bateau.

Nous vous invitons à découvrir ou à redécouvrir ce petit quartier typique du Tréport plein de charme et d’authenticité à l’aide de deux parcours spécialement conçus pour les enfants « Le parcours des maisons surprises » et « Le parcours des céramiques » disponibles dans nos bureaux d’accueil touristique.

 

(Remerciements à Bernard Laurent, né dans le quartier des Cordiers, Président du Musée du Vieux Tréport.

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